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Le bien et le meilleur
Les cyclones représentent un cauchemar pour un pays situé sous les tropiques comme Madagascar. Néanmoins, ils nous donnent une leçon : celle d'avoir toujours la foi en l'avenir et surtout de tester notre solidarité communautaire à travers le "fihavanana".
Le progrès technologique représente une chance pour un pays insulaire comme Madagascar. Avec les Nouvelles technologies de l'information et de la communication, nous pouvons rester connectés avec le Village global et être en diapason avec le reste du monde en matière de développement.
Mais quel est le lien entre cyclone et progrès technologiques ? Aussi étrange que cela puisse araître, ce lien a un nom : Himo. En effet, après chaque passage de cyclones, on fait régulièrement appel à cette méthode pour réparer les dégâts. Quant aux progrès technologiques, les usagers de la RN 4, vers Mahajanga, auront remarqué que la pose du backbone national en fibre optique s'effectue suivant l'utilisation d'une haute intensité de mains d'œuvre.
Tout ceci est bien. Sauf que, jusqu'à présent, il est déplorable que les simples gens, autant que les décideurs, continuent de confondre Himo et Vivre contre travail, Himo et travaux d'intérêts généraux. Depuis sa création, le Centre de formation Himo (CFHimo) n'a de cesse de lutter contre ces préjugés et de véhiculer une nouvelle conception de la méthode : l'approche Himo structurée. Elle implique que les ouvriers travaillant suivant la méthode Himo ne comptent pas pour des haricots et quelques kapoaka de riz, que l'approche Himo nécessite des techniques spécifiques en matière de gestion du personnel et de
comptabilité financière, voire même un esprit particulier dans la manière de diriger les travaux.
Depuis 2001 à avril 2006, 797 PME, bureaux d'études et ONG et communes, totalisant 2.043 stagiaires, ont suivi des formations au CFHimo pour s'imprégner de cette nouvelle approche révolutionnaire. Les résultats se traduisent, entre autres, en matière d'efficacité, de durée de vie des réalisations et d'économie de devises.
Oui, pratiquer la méthode Himo est bien. Mais suivre l'approche Himo structurée est encore meilleur.
Holy Ramiarintsoa
Directeur CFHIMO

Journal d’informations bimestriel spécialisé en BTP N° 07 :: Avril - Mai 2008
Programme d’appui au développement local: Le fonds de développement local sera fonctionnel en 2009
L'approche Himo structurée est en phase avec la mission du Fonds de développement local
Renforcer la capacité des communes et financer les investissements communaux et intercommunaux tels que pistes rurales, marchés, blocs sanitaires … Tels sont les objectifs du Fonds de développement local (FDL) qui, à travers le Programme d'appui au développement local (PADL), œuvre pour la concrétisation du Madagascar action plan. Explications de Hanitra Raharinjatovo, Directeur général du FDL.
* EDH : Pourriez vous nous parler du PADL ? ° Hanitra Raharinjatovo : Le Programme d'appui au développement local et à la décentralisation est une réponse des bailleurs aux engagements pris par le gouvernement dans le cadre du Madagascar action plan et de l'adoption de la lettre de politique de décentralisation et de
déconcentration. Ce programme a pour objectifs le renforcement de capacité et l'autonomisation et responsabilisation des communes. Il a été mis en place en collaboration avec l'Union européenne, la Banque mondiale et par l'état malgache. Pour mettre en œuvre ce programme, l'état a mis en place le Fond de développement local (FDL), c'est un établissement public, à caractère administratif et qui a été créé par un décret pris en conseil du gouvernement. Il est doté d'une personnalité morale et d'une autonomie administrative et financière. Il est placé sous la tutelle technique du ministère de l'Intérieur et de la décentralisation, et sous tutelle financière du ministère des Finances et du budget. Le FDL a pour objet le renforcement de capacité des communes et le financement des investissements communaux et intercommunaux
. * Y a-t-il un budget alloué aux secteurs infrastructures ? ° Comme je disais tout à l'heure, le FDL a deux objectifs : premièrement il y a le renforcement de capacité des communes, et il y a aussi le financement des investissements communaux et intercommunaux tels que pistes rurales, marchés, blocs sanitaires … Le but est de rendre autonome les communes afin qu'elles puissent assumer leur rôle de maître d'ouvrage dans leur territoire et aussi assumer les trois pouvoirs proférés par la loi qui sont : le pouvoir de décision, d'exécution et de financement de leurs infrastructures sociales et économiques.
* Selon vous, les communes rurales seront-elles en mesurede gérer leur propre budget ? ° D'abord il y a deux catégories de communes rurales : il y a les communes rurales de première catégorie, qui sont déjà affiliées au système de trésor public et dont le contrôle du budget se fait automatiquement par les agents du trésor public. Mais il y a aussi les communes rurales de deuxième catégorie qui ne sont pas affiliées au système de la trésorerie publique. Nous avons donc pensé mettre à leur disposition des secrétaires trésoriers, formés par le FDL, qui vont gérer les ressources allouées aux communes. Toutes les communes bénéficieront également d'une formation portant sur cette gestion financière.
* Ce programme est-il déjà fonctionnel ? ° Nous sommes en phase de mettre en place le FDL, le conseil d'administration a été mis en place en avril et actuellement, toutes les directions techniques, qui sont au nombre de trois, la direction des affaires financières, la direction de renforcement de capacité des communes et la direction de programmation coordination, sont en train d'être mises en place. En novembre, nous allons présenter le document de projet au niveau du conseil d'administration de la Banque mondiale. Enfin, le programme sera présenté au mois de juin auprès du Fed. Si tout se passe bien donc, les financements seront bouclés début 2009.
* Pour cette première année d'exercice, quelles seront les communes bénéficiaires des financements ? ° Le programme PADL est un programme national et toutes les communes sont éligibles au financement. Dans un premier temps, nous ne pouvons pas couvrir toutes les 1.546 communes de Madagascar. Ainsi, nous avons mis en place des critères minimums d'accès au fonds qui sont des obligations légales par rapport aux lois sur la décentralisation. Ces critères exigent que les communes disposent d'un compte administratif et d'un budget primitif. Dans le but de garantir une répartition équitable du FDL, nous avons aussi mis en place quatre critères de répartition des fonds tels que le nombre de la population, les décrets de désenclavement, l'indice de pauvreté régionale et la superficie de la commune.
* En matière d'infrastructure, que pensez-vous de l'approche Himo structurée ? ° L'approche Himo structurée répond tout à fait aux objectifs et mission du FDL. Cette approche contribue au développement local dans le sens où elle va promouvoir la création d'emplois dans les communes et puis promouvoir des activités génératrices de revenus qui sont non négligeables.
* Nous pouvons donc espérer qu'il y aura une étroite collaboration entre le FDL et leCFHimo ? ° Je peux vous assurer que oui. Oui pour deux raisons : l'approche Himo structurée va promouvoir le développement local, mais nous avons aussi besoin du Centre pour renforcer les capacités des collectivités décentralisées. Propos recueillis par Faratiana Rasamiarivony
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Echos de l’HIMO est édité par CFHIMO
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